Le blog de Marco
Chroniques de mon voyage en Amérique du Sud, et de cette bonne ville de Valparaiso
Une petite envie de poser son sac,et une grosse envie de grasse mat'
Comme over-blog vient de changer sa version, il est devenu impossible de mettre en ligne quoi que ce soit. Du coup, les photos son sur mon espace perso MSN (Cf lien)
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
Chroniques de mon voyage en Amérique du Sud, et de cette bonne ville de Valparaiso
Voila, je suis rentré a Valpo, on a encore les dents noires à cause du rouge des fêtes, mais je vais quand même en profiter pour vous raconter tout ce que les routards, Lonely Planet, et autres guides vachement imprécis et parfois plus encombrants que pratiques ne disent pas sur ce lieu hautement touristique qu'est le Macchu Picchu, à la fois pour y aller de manière plus économique, mais aussi de manière beaucoup plus intéressante.
A l'arrivée à Cuzco, on apprend que la compagnie détenant le monopole de la voie de chemins de fer se rendant au Macchu Picchu est en grêve, et donc n'assurera pas pendant deux jours le trajet jusqu'à Agua Calientes, le village le plus cher du Pérou, situé au pied du Macchu Picchu. Du coup, on ne s'est pas laissé sombrer dans le désespoir le plus total qui aurait conduit à un suicide raté (vu le manque de bol, ça n'aurait pu se passer que comme ça), et on a décidé d'envisager une autre solution: gagner Agua Calientes à pied, en suivant la voie ferrée: 7 heures de marche sur de la pierre saillante, et arriver avant la tombée de la nuit. Comme ça ça parait quelque peu irresponsable, ce qu'on ne saura jamais, puisque rencontrant un guide dans notre hotel, qui nous déconseille la petite virée, en nous faisant partager son expérience de pieds en sang, de cloques énormes, etc... (et encore ya pas tous les détails). Mais notre bienfaiteur, ne nous laissanr pas à notre préparation du calvaire, nous a du coup proposé un autre chemin, beaucoup moins violent, mais plus long (un jour de plus):
- Prendre un bus au terminal pour Santa Maria, petite bourgade a 7 heures de bus de Cuzco, perdue au milieu de la jungle, un peu plus au Nord.
-Regarder les chauffeurs sortir un 7 tonnes d'un torrent qui passe au milieu de la route, en y plaçant un bus en amont, histoire de faire baisser le niveau de la flotte, puis sortir le bus en posant des pierres sous les roues, afin de le dégager à son tour. C'est fou ce qu'on est soulagé de voir les engins repartir sous les bravos d'une foule qui pourra regagner son chez-soi avec à peine deux heures de retard.
-Ecouter cette cumbia de merde dont les Péruviens raffolent (d'ailleurs si quelqu'un connait la voiture du chanteur des international Pacifico, ça m'intéresse !), pendant 7 heures dans un bus bondé. Heureusement qu'il restent les paysages magnifiques de cette jungle montagneuse, qui empêche de détourner le regard de la fenêtre.
-Réussir à arriver enfin à Santa Maria, en pleine nuit, sous une chaleur étouffante, y manger un menu typique (pas cher, mais pas top pour l'estomac du Nico, un peu pertubé par les changements climatiques (version soft ici). Y passer 4 heures de sommeil, il y a des chambres pour moins d'un euro, c'est bien pratique pour prendre une bonne douche.
-A trois heures du mat', prendre le combi pour Santa Teresa, à trois des pires heures de transports du périple: dans un combi classique (en principe 11 personnes), ils passent à 23 dont deux sur le toit (ces chiffres sont rigoureusement exacts. Ensuite, notre sympatique et téméraire chauffeur nous conduit sur des routes terreuses un peu escarpées (20cm entre la roue et le vide, achement rassurant par temps de pluie et de nuit), en passant par ce type de village qu'on ne pense voir que dans les fims: quatre ou cinq maisons abandonnées, avec des traces d'incendie sur les murs, les buissons qui poussent au milieu des rues, et sur ce qui devait être la place du village, trois énormes croix blanches qui se dressent dans la lueur blafarde des phares du Mitsubishi, un chauffeur qui se signe en passant devant... Rien a envier à Blair Witch côté ambiance bien glauque.
-Au petit matin, arrivée enfin a Santa Teresa, petite bourgade sympatique. Y prendre un copieux petit déjeuner ( ya d'excellents jus de fruits), et se renseigner pour savoir par où aller à Agua Calientes. Tomber sur la patronne du resto, qui nous emmène au bord d'un torrent magnifique, nous indiquant que la route pour atteindre le camion poubelle qui se rend a la centrale hydroélectrique d'Agua Calientes se trouve sur l'autre rive.
-Descendre sur la rive du torrent et s'installer dans la tyrolienne: un cable de 30 mêtres de long avec une nacelle de 1m20 sur 1m30, permettant d'atteindre l'autre rive. Monter dans l'engin (de préférence avec la tête dans le paté, ça évite le stress), et de laisser descendre jusqu'à la moitié du cable. Remonter en tirant sur la corde attachéede l'autre côté. Le cul au dessus du vide, çca fait quand même des sensations (surtout quand arrivé de l'autre côté on remarque les petites croix en dessous qui on l'air de te dire "nous aussi on l'a fait!!).
- Marcher jusqu'au départ du camion poubelle, qui trois fois de suite te fais un signe genre "je repasse dans 5mn", puis se résigner à marcher pendant 3 bonnes heures jusqu'à oa voie de stockage, à côté de la centrale. Puis marcher sur la voie ferrée sous la flotte encore 4 bonnes heures, pour un décor magnifique, des jambes un peu mortes, et des fringues deux fois plus lourdes à cause de la flotte. Le luxe: croiser un péruvien en sens inverse avec 30 kilos de bois sur le dos qui marche deux fois plus vite que toi, et qui te dit "c'est tout près, encore une demi-heure!!"... A son rythme pas de doute.
-Enfin, arriver à Agua Calientes, pour se sécher, manger, dormir, se boire une bonne bière, et se coucher tôt paske le lendemain c'est levé à 4h du matin.
-Le lendemain, remettre ses pompes sêches ou non, prendre de l'eau, et se taper l'escalier qui monte au Macchu Picchu: une heure de marche, de marches, de marches, de marches, de marches.... Enfin arriver sur le site, entouré de militaires, et surtout entendre dire qu'il fallait acheter les billets d'entrée... en bas!!!! Avoir un Edouard un peu énervé qui tout de suite prend la situation et le réceptionniste en main, qui finit par lacher les places, et moitié prix s'il vous plait. Ensuite, visiter ce site magnifique qui apparait petit à petit dans la brume avec le lever du soleil, qui impose le respect pour ceux qui l'ont construit, pour son coté mystique, son architecture incroyable d'intelligence. Un lieu qui même si envahi de touristes et qui parait plus comme un quartier étasunien que péruvien, ne perd pas de son charme.
-Puis, avoir la bonne idée de grimper en haut du huayna picchu, le pic situé au dessus du Macchu Picchu. Une montée de 30 mn, épuisante, qui donne envie de tuer l'inventeur de l'escalier, et de bénir Mr Otis. Profiter de la vue magnifique sur le site et les vallées environnantes: une merveille. La sensation vaut bien son pesant de fatigue.
-Redescendre pépère, et profiter d'un bon bain dans les sources d'eau chaude, entouré de sympathiques flics anti-émeutes désoeuvrés (les péruviens sont pas trop violents) en slip de bain et kalachnikoff, qui même comme ça donnent pas trop envie de manifester pour quoi que ce soit.
-Le lendemain, redescendre tranquilement en train cette fois, et visiter Ollantaytambo, magnifique forteresse en terrasses. Pester contre les escaliers, et rentrer à Cuzco avec un Edouard bien malade. Puis visiter Cuzco, assister à un meeting politique très calme, mais avec une tribune digne de Citizen Kayne. Manger du hamster, spécialité de Cuzco (on se demande pourquoi ya rien à manger dessus). Le lendemain, aller à Pisac, autre citadelle inca, puis revenir par les sites monumentaux sur la route de Cuzco. Pester contre les escaliers. Le lendemain, reprendre le bus pour rejoindre votre chérie au Chili, et profiter des plages sur le chemin du retour à Valparaiso.
Voila, c'est pas la même version que le routard, mais elle laisse dans la tête des souvenirs inoubliables, et donne envie de repartir, de découvrir encore des endroits magnifiques comme ceux-ci, et, tout simplement de voyager, connaitre le monde, se connaitre soi-même, et bien se marre avec ses compagons de voyage. Joyeux Noel à tous, donnes fêtes de fin d'année, et merci Erik Neveu pour cette année pas comme les autres.
Bon ba la on en est a Cuzco, apres un ptit sejour sur les iles du lac Titicaca. Parti un matin de bonne heure, on a pris place dans un rafiot 100% pas cher et 100% pas tres stable, avec une bonne quinzaine d insulaires rentrant chez eux avec chevres, Coca et bonnets a l appui, le tout sur un doux son de....reggaeton, comme quoi ya des choses comme ca qui qrrivent meme la ou il n y a pas de prises de courant, et seulement de l eclairage a la bougie.
Il faut savoir que la traversee dure 3-4 heures, et aue le lac n a rien d un lac, mais peut parfois ressembler a la manche en novembre, donc rien de tres stable pour une barque a contenance de 25 personnes, un moteur des annees 60 qui cale en plein milieu de la traversee, une direction qui lache et qui conduit notre semillant pilote a barrer manuellement a l arriere, et une voie d eau dans la cale, heureusement declaree a 600 metres de la cote. Bref, une traversee epique empreinte de quelques regurgitations a l arriere ( personne de notre equipe je vous rassure), et de quelques secousses. Enfin a terre, notre capitaine nous propose de loger chez lui sur amantani.
La , il faut dire que ca a ete grandiose pour les yeux, l estomac et pour l experience vecue. A l arrivee dans la famille, on nous sert le dejeuner dans la cuisine faite de briques de terre cuite, traditionnelle, au feu de bois avec un mate de muña, qui soigne a la fois le ventre, le diabete, l altitude, et surement les furonce. Le seul probleme rencontre etant l altitude, jpeux vous assurer que ca marche...
Apres cette bouffe royale, on monte jusqu au temple de patchatata, pour y voir un paysage magnifique (photos plus tard), et profiter d une petite demi h de solitude et de silence, avant... l arrivee massive de touristes anglophones pour la plupart, se deplacant en troupeau avec des bonnets peruviens sur la tete. Bref, une chance d avoir dormi sur le cote le moins touristique de l ile, ou l argent du sejour va directement a la famille, ainsi que le prix du bateau. En plus d etre ethique, c est vraiment une experience marquante, que de passer un peu de temps avec des gens qui aiment leur vie: cultiver la terre, vivre au rythme du soleil, et surtout tenter de preserver leur culture du tourisme de masse.
Le retour passant par les iles flottantes, impressionnantes, , car flottantes, toutes de roseau, avec des vrais gens qui habitent dessus a l annee, qui mangent du poisson, des oiseaux et meme du roseau...bref, meme si ca fait un peu factice, c est assez etonnantde voir ces constructions. Au retour, on est passe par sillustani, un site magnifique de tranquillite et de beaute, mais il faut le voir pour le ressentir, tellement c est impressionnant. Bref, fotos, sur le blog des le retour a Valpo.
Voila, la suite au prochain episode!!!
Bon, ba voila, ca fait bizarre de se direque quasi une demi année s'est écoulée depuis mon arrivée à Valparaiso, et les choses sont devenues plus habituelles, moins exotiques, donc moinsexcitantes a raconter. Mais la vie suit son cours, sans pour autant suivre les cours, et ce non pas par manque d'assiduité, et sans se retrouver à cours de caretes, au cours desquelles moultes conneries non citées sur ce blog furent accomplies.
Il y a eu aussi l'argentine, où je suis passé plusieurs fois pour voir la polola, et qui m'a fait me rendre compte que 400 kilomètres, une cordillère et un frontière bardée de mines, ca peut représenter un fossé culturel, social et physique super important. Déja, les argentins sont compréhensibles par a peu près tous les pays d'amérique latine, sans faire un stage intensif de trois semaines dans le pays avant de pouvoir comprendre un "conchatumadregueonpocatchay", que tout immigré adopte assez rapidement comme mot usuel , en tout ou en parties pour commencer, ponctuer et terminer une phrase, et pour en changer le sens selon l'intonation du terme prononcé. Bon, la, si vous avez pas compris, je répèterai pas.
Ca c'est pour l'aspect linguistique, mais pour l'aspect social, les deux sociétés s'opposent d'autant plus: une est encore sortant de la dictature, empreinte de faux nationalisme christianisant, mais qui ne remet pas en cause totalement son modèle vu que les voitures n'y brûlent pas, et que la croissance économique pas des records, (mais jusqu'à quand?). Bref, tant que le Chili gagne, on ne change pas les recettes. De l'autre côté, les argentins sont quand a eux entièrements tournés vers l'Europe, d'où ils viennent pratiquement tous, tournés vers un passé qu'ils n'ont de cesse de regretter: la parité euro-dollar, le pays le plus développé d'amérique latine, un ancien allié de l'allemagne durant la seconde guerre mondiale. Bref, au final beaucoup de défaites, beaucoup de regrets, mais reste la viande, le fernet, le tango et maradona, qui permet a un peuple de vivre convivialement, et sinon de se tourner vers l'avenir, de profiter du présent, lentement, lentement, lentement... a tel point qu'on poireaute 3 heures a la douane, non par a cause des contrôles, mais plus par un esprit de glande profonde qui me plait beaucoup, mais qui n'est pas super professionel.
Après pour le physique, la , c'est trois-zéro pour l'argentine, qui, en toute subjectivité, concentre un nombre incroyable de TRES TRES TRES jolis specimens de la gente féminine, ce qui fait fortement défaut au Chili. Il faut dire que les habitudes culinaires doivent y etre pour quelque chose, entrainant canyon (plus grand qu'un fossé) physique entre les deux.
Mais comme on dit, l'apparence n'est pas tout, et surtout en gout, rien n'est écrit, la perception est différente entre chaque personne, et il ne faut pas généraliser. Menfin bon....
Commentaires