Le blog de Marco
Chroniques de mon voyage en Amérique du Sud, et de cette bonne ville de Valparaiso
Une petite envie de poser son sac,et une grosse envie de grasse mat'
Comme over-blog vient de changer sa version, il est devenu impossible de mettre en ligne quoi que ce soit. Du coup, les photos son sur mon espace perso MSN (Cf lien)
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Chroniques de mon voyage en Amérique du Sud, et de cette bonne ville de Valparaiso
Je pare à toute remarque dès maintenant: ce titre m'a été inspiré par Nico, qui soucieux de sa propriété intellectuelle, tient à ce que je le précise. Pourquoi ce titre? Pour pouvoir vous conter l'histoire épique de ce week end au parc national de la campana, avec comme protagonistes: Adèle, l'intendante qui se vautre, et qui pourtant nous a sauvé la vie au moment le plus critique de cette histoire; Marion, l'éclaireuse, se jetant tête baissée dans les buissons d'épines pour ouvrir des passages; Nico, le navigateur un peu paumé, mais toujours enclin à continuer plus loin dans le danger, et moi-même, conteur de cette aventure et ancien scout à mes heures, ce qui (sans fanfaronner) m'a permis de garder mon sang-froid au même titre que tous dans cette aventure.
Tout a commencé... en retard, comme toujours au Chili, à cause d'un changement d'heure la nuit avant le départ, et d'une fatigue chronique résultant des nuits épiques précédentes. Ce qui nous donne un départ vers une heure au lieu de midi, un ptit dej' pris à l'arrache dans le bus, et une tête pas très fraiche pour une telle aventure. En plus, le temps, pas très prometteur, annonçait une météo normande pendant tout le week end. Une fais dans le parc, après quelques négociations pour la réduction étudiante, et ne pas payer de camping ( ce fait interviendra de nouveau un peu plus loin dans l'histoire), nous entamons alors l'ascencion du premier GR, un peu abrupt pour commencer, mais riche en surprise: arrivé à la moitié du trajet, Marion nous appelle depuis l'arrière pour nous montrer... une araignée pollito, qui n'a que le nom de mignon: la bête fait a peu près la taille de mon poing, pleine de poil, et se confond parfaitement dans son environnement, bref, le rambo de l'insecte velu. Et pourtant, le machin il est innofensif, et les chiliens te disent même que tu peux la caresser, jouer avec, etc...sont fous ces chiliens!! Un peu plus loin dans l'ascencion, on rencontre avec Nico une couleuvre de 40 cm de long, c'est pas méchant mais ça fait toujours un peu peur. En même temps c'est pas la ptite bête qui va manger la grosse, comme on dit. Arrivé quasi au sommet de notre ascencion, le temps de merde qui nous suivait jusqu'ici se dissipe, pour laisser place à un splendide soleil, et à un spectacle assez impressionnant: les coulées de nuages le long des montagnes, comme la mousse déborde du bock... le tout ayant changé en moins de 15 secondes. Du coup, on s'est fait plaisir sur les photos (CF), et jpense que la chandelle en vaut le détour...ou l'inverse...oh et puis on s'en fout un peu.
C'est au sommet de ce pic que tout a basculé, que la suite de notre périple s'est programmé à notre insu, à cause d'une !=$?% de pancarte de signalisation inversée, ou qu'on a pris en sens inverse, menfin ce fait a été effacé de la mémoire collective. La, les chemins ont commencé à se resserrer, les traces de pas de randonneurs à disparaitre, il ne nous restait donc plus qu'à suivre les bouses de vaches et de chevaux, sur des chemins pas très faciles à vrai dire. Mais la confiance règnait d'être dans la bonne direction, et de n'emprunter que des chemins d'entretien, plus exotiques, en dehors des autoroutes pour randonneurs. Et ceci n'est pas à regretter, puisque nous avons trouvé un endroit idyllique dans son cadre pour dormir et se reposer autour d'un bon feu (attention les enfants, ne faites pas cela en France, le camping sauvage y est interdit et faire un feu d'autant plus!! Au Chili aussi, mais moins... et oui de toute façon tout a été fait en parfaite sécurité et respect de l'environnement, et en plus on était perdus et la nuit tombait). Pour vaincre notre fatigue, un bon repas autour du feu et un bon petit apéro étaient de mise, ce à quoi nous avons de ce pas procédé, avant une bonne nuit de repos....Enfin presque: disons qu'une erreur s'est produite lors de l'empaquetage du matériel, ce qui fait que nous étions quatre dans une tente de deux, donc ca donne des courbatures et peu d'heures de sommeil. Au fait, merci Nico de n'avoir pu dormir et d'être parti te ballader, on a pu dormir au moins deux heures graca à toi!!
Après cette nuit ingrate d'un repos pourtant mérité, mais pas obtenu, un ptit dej bien costaud pour tenir la route, et la découverte qu'on a passé une nuit entière sous un nid de frelons grâce aux bourdonnements de ceux ci, que même Julien Clerc ne s'entendrait plus chanter en dessous, au grand bonheur de beaucoup (désolé marraine), nous reprenons notre périple. Objectif: la cascade située théoriquement à deux- trois heures de notre position, puis une sortie du parc par le nord (on est rentré dans le parc par le sud). On reprend alors le GR "bouses en tout genre, donc si une une vache peut passer, devrait pas y avoir de soucis", ce qui nous conduit après deux bonnes heures de marche sur un autre pic, d'où le panorama est magnifique sur tout le parc. (Nota: par pitié, si les vaches de montagne chiliennes pouvaient arrêter l'EPO, cela permettrait aux randonneurs de ne pas se retrouver paumés en montagnes à passer par des buissons pleins d'épines et des descentes sablonneuses desquelles il est impossible de remonter.). De ce point, nous repartons en cherchant un chemin permettant d'amorcer une descente vers la cascade, qui selon nos estimations se trouvait plus bas. Au bout d'une bonne heure sous le cagnard, et l'eau venant à manquer, on se décide alors à un baroud d'honneur, une descente du versant directe, hors de tout chemin, à travers les buissons et le sable. Avec une progression assez lente, et un certain nombre de griffures plus tard, on arrive dans un sous bois bien garni, nous permettant de découvrir nos premières ronces chiliennes, que l'on pensait inexistantes, jusqu'à un ruisseau annonçant une voie vers la vallée. Boire son eau était tentante, mais pour le moment la peur de la tourista l'emporte, et on ne fait que se rafraichir le visage. C'est là qu'Adèle sauve tout le monde d'un profond désespoir, en sortant de son sac une poire bien juteuse, qui redonne le moral aux troupes, et nous permet de poursuivre, à la recherche de notre route. C'est là qu'un chemin avec des traces de pas d'homme, cette fois!! S'offre à nous, nous conduisant dans un premier temps à...rien, vu que nous l'avons emprunté à l'envers, puis à un petit sous bois proche de la rivière, qui semble avoir été occupé par l'homme, au vu des boites de conserves rouillées se trouvant à terre (jamais je n'ai été aussi content de trouver des détritus dans un parc naturel). Continuant le cours de l'eau, ce qui ne mène à rien, et une chute d'Adèle plus tard (la trois ou quatrième de la journée), on décide de revenir en arrière et de trouver un passage à Gué, nous conduisant à un mur d'enceinte, signe de civilisation (sur le moment, on se demande laquelle, puis à la vision salvatrice d'une route, celle de la sortie de la forêt, et du parc). On se lance donc dans le chemin vers la sortie, d'un pas allègre, croisant sur le chemin un robinet d'eau naturelle, provenant du torrent d'où l'on venait, ce qui nous rassure vu que n'y tenant plus, on a commencé à boire l'eau de la rivière il y a bien longtemps.
C'est là, dans ce chemin vers la cascade (pensons nous), que nous croisons un garde forestier, qui nous explique que la sortie où nous nous trouvons se trouve à 14 km de la prochaine route, et que nous sommes beaucoup plus bas que la cascade, qui cependant était devenu l'objectif secondaire, le premier étant "se sortir de la merde et boire un truc frais"). Heureusement, le garde en question nous a ramené à l'arrière de son pick-up jusqu'à la ville la plus proche, d'où un bus avec des sièges qui font pas mal aux fesses, nous a ramené à Valpo. Du coup, programme de la soirée: bière bien fraiche, spaghetti bolo et glace, le tout devant la télé à ne rien faire, et gouter aux plaisirs simples de la vie de l'étudiant feignasse.
Bilan: pas de cascade, des griffures et piqûres un peu partout sur les jambes, une odeur de fennec en rentrant, des pieds en vrac, mais des images de paysages magnifiques plein la tête, une bonne aventure qui reste dans la tête, et pleins d'histoire à raconter. Des leçons aussi: acheter des chaussures de rando, une boussole, et plus d'eau la prochaine fois, mais ne pas perdre l'envie de se perdre, qui rajoute très souvent du piquant à l'aventure!!
Sur ce je vous laisse, et je publie les photos au plus vite!!
Et oui, il faut bien terminer ses vacances un jour!!
Je suis rentré depuis deux jours, et c'est un peu dur de reprendre la fac, mais bon, avec tant de souvenir dans la tête et une envie cuisante de retourner dans ce pays, je vais essayer de vous faire un résumé des évènements de ces derniers mois. Tout a commencé par le bus jusqu'à Arica, 30 heures sans dormir (insomnie chronique des transports), mais au moins ca fait voir du pays. On est parti au milieu des vignes, de la nature chatoyante, des ruisseaux chantants (et j'en passe), pour arriver au milieu de... rien!! et on en a bouffé du désert, des kilomètres d'une route droite avec de la poussière des deux cotés de la route, jusqu'à en avoir ras-le-bol du désert, chose pourtant extraordinaire, où des miracles se produisent
Le désert, c'est vide, c'est sale, et pourtant, tous les 200 km, tu tombe sur une maison faite de bric et de broc, où un type va s'arrêter et descendre du bus, dans cette maison sans rien. Puis tu refait 200 km au milieu de rien, pour tomber sur une autre maison. Il y a aussi le type qui descend au milieu de nulle part, de nuit, pour aller on ne sait où. Ici: différentes hypothèses se présentent: 1)soit ce type est fou: il est suicidaire, et tient à finir cramé ou desseché dans la fournaise.2) Ce type suit une piste que lui seul peut voir, pour rejoindre les siens au milieu du désert, et sait parfaitement ce qu'il fait, 3) Le type en question est un très bon ami de batman et le rejoint dans la Batcave du désert située à 200m sous nos pied, avec une sortie secrète pour la batmobile. Je trouve cette dernière hypothèse un peu tirée par les cheveux. Bref, on en a bouffé du désert, et on était bien contents d'arriver à Arica, pour gouter un repos bien mérité commençant par: un apéro chez les branleurs du désert, une rapide visite du port d'Arica, puis une bonne grosse soirée dans une boite un peu glauque avec les potes chiliens des deux larrons, ayant retrouvé leur colloc rennais (le sieur feulvach). Bref, Arica est une de ces villes où l'on passe pour dire bonjour, rencontrer des gens, et d'où l'on repart avec un sérieux mal de crane (ce récit est valable à la fois pour l'aller et le retour du Pérou). Puis, ce fut le départ pour le Pérou, ses taxis miteux, et sa culture millénaire.
Première escale: Tacna, après un passage de douane dans une Ford que yen a même pas dans Starsky et Hutch tellement elle est vieille, avoir été emmerdé pour une pomme au fond de son sac et une carte d'identité que tu peux pas avoir parce qu'elle est en fabrication à Valparaiso, et même que ton passeport suffit pas mais bon cette fois-ci ça passe. Une fois arrivé dans une ville plutôt moche, on prend vite le bus pour Arequipa, première véritable étape de ce voyage. A noter cependant la splendide tacnéenne aux yeux verts qui accueille les voyageurs en transit, je laisse aux célibataires le soin de faire plus ample connaissance. Puis, encore du bus, un peu de désert, et nous voici à Arequipa. Ville coloniale splendide, avec un monastère haut en couleur, très beau et intéressant (cf photos), avec ses anecdotes un peu bizarre (les bonnes soeurs, ayant fait voeu de silence, organisaient quand même des mégachouilles dans le monastère, cherchez l'erreur). Une ville fort agréable, où j'ai rencontré pas mal de péruviens, étudiants pour la plupart, qui m'ont beaucoup parlé de leur culture, de leur conception de l'occident et du tourisme sauvage qui prend forme chez eux, le tout en m'offrant un certain nombre de coups à boire, d'alcool local fait en système coopératif: buvez équitable!! Beaucoup de choses à voir sinon, au détour des rues, et c'est surtout en se promenant que l'on découvre cette ville. A l'hotel, on a rencontré un anglais vraiment trop anglais pour moi, flegmatique comme pas possible pensant sa langue universelle, bref, le genre de gars qui te donne plus envie de rencontrer des gens du coin que des touristes, quand bien même routards. Ensuite, ce fut le départ pour Nasca, en bus péruvien, dont je conterai les délices plus loin.
Nasca, c'est tout ce que tu peux trouver de plus moche au Pérou: une ville sale, sans intérêt, vivant du tourisme. Tu m'étonnes, à 30US$ le survol des lignes, yen a qui se font du beurre. Du coup on a préféré le taxi, et le mirador pour voir quelques figures (cf photos) : une main, un arbre, et les lignes principales: 10cm de profondeur dans le sol et jamais recouvertes par l'érosion, rectilignes sur des kilomètres sans dévier d'un pouce, et plus de 2000 ans d'existence!! En fait, ces lignes immenses servaient d'observatoire aux nascas, ancienne civilisation, pour se repérer dans l'espace et dans le temps. Mais le mystère de leur confection et de leur longévité persiste..... Il y a aussi le cimetière de chauchilla, nécropole des nascas, où les momies sont plutôt bien conservées (cherchez bob marley, la ressemblance est frappante). Une anecdote: les nascas commencèrent par distinguer leur rang social par la taille du crâne. du coup, les enfants de bonne famille se faisaient élargir le crâne à la naissance, et ce non sans risque. Enfin, devant le nombre de décès du à cette pratique, ils ont décidé que ce serait la taille des cheveux qui importerait. Et par curiosité, je suis descendu dans les bidonvilles de nasca, en ayant pris soin de laisser toutes mes affaires à l'hotel (papiers, argent, etc), et je me suis retrouvé dans un monde sans eau courante, dans des baraques en taule, où tu voit une fille super bien habillée entrer: c'est l'envers du décor, la résidence de beaucoup de ceux qui travaillent dans le centre, pour servir les touristes, et qui sont payés au lance pierre, des chauffeurs de taxi, du vendeur de cacahuètes, de tout ce monde qui t'entoure, qui fait parti du spectacle mais qui n'en profite pas. Une discussion très intéressante avec une vieille de ce quartier m'a permis de saisir ces choses-là, et il faut les voir pour les comprendre. Après, départ pour Cusco, encore du bus péruvien (patience, je vous raconte après!!), et une arrivée dans cette ville au milieu des montagnes brunes, magnifiques.
Cusco, c'est une des villes les plus hautes du monde, et sûrement des plus belles, pas encore trop pourrie de touristes en septembre, et avec un patrimoine incommensurable. Du coup j'ai un peu abusé des musées (une disaines), mais la connaissance de cette culture vaut bien ça: les incas ont été des conquérants très ingénieux (ils ont piqué dans toutes les cultures locales), de fins administrateurs d'un territoire immense, de très bons architectes, des techniques d'agriculture impressionantes, une religion passionnante, bref, toutes ces choses que les espagnols ont allègrement anéanti avec leur poudre à canon, et leur imposition de la religion. Croyez-moi, ça fait un choc quand on voit ce qu'il reste d'une telle culture. Les rues aussi sont magnifiques, même si un peu difficiles à parcourir avec l'altitude, mais la coca (plante apparentée au thé, absolument sans aucun effet psychotrope ni dépendance aucune (il faut 14 produits supplémentaire pour fabriquer de la cocaine, tous produits uniquement en Erope)), aide un peu à supporter l'altitude, et à récupérer plus rapidement. Beaucoup en machent, et croyez moi, leuir mode de vie est plus sain que le notre. Avec regrets, certaines difficultés un peu confuses nous ont obligé à écourter le voyage, et à amorcer le retour en bus péruvien jusqu'à Tacna.
Allez, là je vous la fait!! Un bus péruvien, c'est comme un bus normal à la différence que: 1) Tu sais quand tu part, et pas quand tu arrive. A la limite, tu peut demander le jour de l'arrivée, c'est déjà vachement précis. 2) On peut y mettre beaucoup plus de monde que dans un bus normal: quand le bus sort complet du terminal, il s'arrête dès qu'on lui demande, et les péruviens voyagent à moins cher, soit dans les allées du bus, assis ou debout (dépend des quantités), soit dans la soute. 3) Les toilettes sont ouvertes toutes les 5 heures, et fonctionne assez simplement: tu descend du bus, et tu te trouve un mur, sur lequel beacoup de voyageurs ont déjà pissé avant toi. Version féminine, tu va derrière le mur avec tes copines: c'est super convivial!! 4) il faut se préparer à avoir froid... très froid!! en effet, les bus péruviens n'ont pas de chaînes, donc quand tu est dans la cordilière par 4750m d'altitude, et que ya du verglas,immobilisant le bus, le chauffeur doit couper son moteur pour économiser l'essence, donc, pas de chauffage.... heureusement, il y a une solution pour se réchauffer, solution testée par votre serviteur. Il s'agit de contribuer à l'avancée du bus, sur le mode suivant: descendre du bus, prendre la pelle que tend le chauffeur (ils en ont un paquet, il y a beaucoup de volontaires); déblayer la neige sur le bord de la route pour atteindre la terre. Puis, creuser et mettre la terre dans un sac où un seau, ce que l'on te tend, pour ensuite la répartir sous les roues du bus sur une distance de 50 mêtres, afin qu'il puisse repartir. Celui-ci repartant en prenant de l'élan, il va alors s'immobiliser... 200 mêtres plus loin, ce qui nécessite de répéter plusieurs fois l'opération. Cet exercice a donc duré 4 heures, et vous permet en bonus d'assister à un superbe lever de soleil sur la cordilière des andes, et de raconter cette histoire avec beaucoup de fierté. (NB: ce sport est réservé aux hommes, désolé pour la parité).
Ca m'a quand même valu une angine, qui s'est déclarée plus tard, en repartant d'Arica deux jours après mon arrivée dans cette ville, afin de me "reposer de nouveau" chez les branleurs du désert, que je remercie de leur accueil. Pas de 18 septembre au Chili pour moi, sinon dans le bus, n'ayant pu repartir d'Arica que le 18, les bus étant complets jusqu'à cette date. Afin de profiter du temps qui me restait, je suis donc parti à Mendoza pour voir ma Anne-Laure, en lui amenant récits de voyage et angine carabinée (mais non contagieuse). Après un repos bien mérité, j'ai pu visiter Mendoza, revoir Loic, Pauline, Amélie, Cécile et Juliette, rencontrer les cosmopolites collocs de Anne-Laure, jouer au poker avec eux (jmen suis bien sorti, anne n'était pas là), et participé à un anniversaire mexicain, qui m'a mis en appétit pour mon voyage dans ce pays qui promet culinairement, et festivement (Jean, on va sortir un peu le soir dans ce pays). Enfin rentré, quasi remis, et un peu submergé de travail, voilà le récit de ce dernier mois... et yen aura d'autre des comme ça!!
Voilà ça fait presque un moi et demi que je suis là, et on a donc pu commencer à s’habituer à la vie ici : se réveiller un quart d’heure avant le début des cours qui commencent souvent une demi-heure après leur horaire théorique, monter des cerros toute la journée (et oui, je risque pas de me faire du gras), et régler les problêmes intracollocation, avec une colloc qui vient de recommencer à nous parler après une semaine de mutisme, et on ne saura jamais pourquoi. Maintenant ça s’est bien amélioré, on arrive à discuter et il n’y a plus de contentieux monétaires. Tout cela plus ou moins arrangé, on a commencé à monter un projet de voyage au Pérou, qui débutera donc Lundi, puisque, compte tenu des grêves annoncées (c’est pratique, tu peux prévoir le nombre de jours à l’avance !!), on a 3 semaines de vacances. Donc un petit voyage Sud du Pérou/Arica, en passant dire bonjour aux branleurs du désert. Vu que j’ai de nouveau un appareil (merci JM et F, et joyeux 25 ans de mariage), attendez vous donc à un récit illustré de nombreux clichés.
Mais revenons-en à notre chère Universidad de Playa Ancha, où nous passons le plus clair de notre temps (ceci est un mensonge destiné à rassurer mes parents ). Non, en fait les cours sont de qualité, mais souvent moins bien organisés qu’en France. La subtilité cependant, réside dans la bibliographie, qu’en France nous avons l’habitude de ranger sous une pile dès le début du Semestre : tous les livres traitent des cours, et font l’objet de contrôles de lecture. Du coup, pour quelqu’un ne parlant espagnol que depuis un an et demi, ça fait un paquet de pages à s’ingurgiter, et parfois à comprendre.
J’ai aussi donné mon premier cours de Français, pour dépanner un collègue chilien à la bourre sur son devoir de français. Et bien je met quiconque au défi de se replonger dans l’accord du participe passé en fonction de la place du COD dans la phrase, et de l’expliquer en moins de une demi heure en espagnol, pour qui la conjugaison de être et avoir est un calvaire. Il comprend donc (le chilien), ce que j’ai vécu pendant 9ans en cours d’allemand, ce qui nous a vite rapproché, ce rapprochement débouchant sur un carete con chilenos y kopetes vendredi soir.
On a vu aussi les français des autres villes « attenantes » débarquer chez nous : tout d’abord une surprise pour moi (anelor pendant une semaine à la maison), puis Yo et Léa, qui n’ont je crois regretté ni la chouille, ni la vue.
La pluie aussi : elle ne parait pas comme ça, mais ça peut prendre des proportions assez énormes quand on habite dans une ville cuvette, où toute l’eau descend des cerros sur le plan (le centre ville), avec des torrents de boue, et finit dans la tête d’un pauvre passant qui a eu le malheur de s’approcher du bord d’un trottoir au passage d’un micro. Autre détail, les magasins ont tous des stock de sciure pour mettre dans l’entrée, pour que les gens ne glissent pas sur les marches.
Autre chose moins réjouissante : la PUB, qui est partout ici : à la télé, chez le drucker local, devant ta tête où que tu passes. Imaginez-vous de plus vivement dimanche (tu vois ce que c’est, loïc turpin ?), avec Michel Drucker qui se lêve au milieu d’une interview de Zidane (ici, Maradona), pour se tourner vers la caméra et clamer : « bon, maintenant, je vais vous montrer comment faire un bon BAILEYS ™ », et de ce pas se diriger vers le bar de l’autre côté du plateau, pour se servir un BAILEYS ™, et revenir discuter avec Zidane, entouré de bouteilles de Baileys ™ : Bref, de quoi faire un infarcus généralisé au CSA (alcool+ marque+ mauvais présentateur). Et oui, il serait bien de penser à protéger un peu le modèle social français, parce que ici, il n’y a que la loi du marché !! Mais une plus grande entraide entre les gens qui ne profitent pas du système. Sur ce, bonne rentrée, je pars en vacances !!
Voila des nouvelles fraiches des dernières péripéties de votre serviteur au Chili. Bon, ya une semaine a raconter alors ca risque d’être un peu long. Déjà, l’installation dans la maison s’est bien terminée, j’ai même fait du ménage (vous imaginez !!), décoré ma chambre, et anna a infesté la maison de fleurs, plantes vertes, et ce jusque dans les chiottes, ainsi que le frigo de légumes. Pour vous dire a quel point les choses sont difficiles, ça devient une lutte sans merci pour pouvoir manger de la VIANDE ROUGE, genre un gros steak avec des patates au beurre. J’en suis bientôt au point de faire des raids éclairs à la boucherie et à me précipiter pour faire la bouffe pour éviter que les deux mollahs du primeur que sont mes collocs ne me collent deux poivrons crus et une salade verte dans une assiette. Bref, me retrouver dans une maison avec prédominance démographique féminine a renforcé mon attente du retour de mon colloc (mâle) (et amateur de gros steaks, de bière, bref, pas intégriste du thé et de la salade).
Maintenant, parlons de cette bonne ville de Valpo, qui nous réserve a chaque coin de rue des décors chatoyants, des peintures partout sur les murs, des chiens errants partout, bourrés de puces mais très attachants, et surtout très feignasse. les habitants adorent ces animaux, et les font même rentrer dans les maisons quand la municipalité passe avec de la mort aux rats dans les rues. Mais attention, même si ces chiens paraissent témoigner de l’insalubrité de la ville, il n’en est rien, les rues sont très propres, et les gens aussi. Même les chiens errants, en dépit de leur puces, sont plus propres que certains français. Tout cela, c’est pour le visuel. Mais ce qui est aussi important, c’est l’ambiance sonore de cette ville, emplie de chants et de rythmes : les vendeurs de gaz font de la percu sur les bouteilles pour annoncer leur passage, les ptits vieux qui vendent des balais dans les cerros passent en chantant « esssstttttuuuvooooooos » sous nos fenêtres, de même pour les rémouleurs, et marchands ambulant à cheval. Bref, une musique de la ville toute la journée, mais bien moins agressive qu’un « dégage, connard !! » sur un des boulevards français. La nuit c’est plus calme, mais tout aussi sympa, et on se sent tout de même en sécurité, suffit juste d’éviter les points chauds, comme dans n’importe quelle ville de France.
Le truc à savoir, car pour le néophyte la ville peut paraître bien morte à la nuit tombée, et il peut s’empresser de rentrer dépité chez lui, ne voyant personne dans les rues (ce qui nous a été évité par nos collocs, fervents fêtards) ; c’est que la vie nocturne ne commence que sur les coups de 23h-minuit, et se prolonge jusqu’à tard dans la nuit. Pour un rennais, ça fait un choc de pouvoir passer sa soirée dans un bar qui ne ferme pas à 1heure du matin, et sans en ressortir avec les poches vides… de quoi venir chambouler notre saint amour de l’ « apéro !!! » rennais.
Puis, ce fut le retour de notre colloc, le retour à l’équilibre dans notre maison, commençant par une bonne grosse fête, et aussi une retombée du stress qui s’était quelque peu installé dans cette maison, à cause d’une certaine manie d’Erika d’évoquer toutes les 5 secondes nos prédécesseurs, et à nous prendre au pire pour des c…, au mieux pour des étrangers de passage. Mais avec cette semaine qui s’est écoulée, elle a finalement accepté le fait qu’on était là pour un an, et a diminié le nombre de « carlitos » et de « miguel » dans ces phrases. Ceci n’est en rien la faute des français d’avant, et je pense que c’est seulement une étape de transition, mais ce fut quelque peu pesant pendant la dernière semaine…..
Menfin bon, trêve de bavardages, il fait beau ici, et il me reste encore pas mal de choses à découvrir dans cette ville. Au fait, pour les gens qui « exigent » des photos dans les commentaires, je me suis fait volé le mien, alors si vous y tenez vraiment envoyez m’en un à l’adresse suivante : calle Adolfo Ibanez, cerro Alegre, Valparaiso, Veme région, Chili. Merci d’avance !!
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