Une petite envie de poser son sac,et une grosse envie de grasse mat'
Comme over-blog vient de changer sa version, il est devenu impossible de mettre en ligne quoi que ce soit. Du coup, les photos son sur mon espace perso MSN (Cf lien)
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Et oui, il faut bien terminer ses vacances un jour!!
Je suis rentré depuis deux jours, et c'est un peu dur de reprendre la fac, mais bon, avec tant de souvenir dans la tête et une envie cuisante de retourner dans ce pays, je vais essayer de vous faire un résumé des évènements de ces derniers mois. Tout a commencé par le bus jusqu'à Arica, 30 heures sans dormir (insomnie chronique des transports), mais au moins ca fait voir du pays. On est parti au milieu des vignes, de la nature chatoyante, des ruisseaux chantants (et j'en passe), pour arriver au milieu de... rien!! et on en a bouffé du désert, des kilomètres d'une route droite avec de la poussière des deux cotés de la route, jusqu'à en avoir ras-le-bol du désert, chose pourtant extraordinaire, où des miracles se produisent
Le désert, c'est vide, c'est sale, et pourtant, tous les 200 km, tu tombe sur une maison faite de bric et de broc, où un type va s'arrêter et descendre du bus, dans cette maison sans rien. Puis tu refait 200 km au milieu de rien, pour tomber sur une autre maison. Il y a aussi le type qui descend au milieu de nulle part, de nuit, pour aller on ne sait où. Ici: différentes hypothèses se présentent: 1)soit ce type est fou: il est suicidaire, et tient à finir cramé ou desseché dans la fournaise.2) Ce type suit une piste que lui seul peut voir, pour rejoindre les siens au milieu du désert, et sait parfaitement ce qu'il fait, 3) Le type en question est un très bon ami de batman et le rejoint dans la Batcave du désert située à 200m sous nos pied, avec une sortie secrète pour la batmobile. Je trouve cette dernière hypothèse un peu tirée par les cheveux. Bref, on en a bouffé du désert, et on était bien contents d'arriver à Arica, pour gouter un repos bien mérité commençant par: un apéro chez les branleurs du désert, une rapide visite du port d'Arica, puis une bonne grosse soirée dans une boite un peu glauque avec les potes chiliens des deux larrons, ayant retrouvé leur colloc rennais (le sieur feulvach). Bref, Arica est une de ces villes où l'on passe pour dire bonjour, rencontrer des gens, et d'où l'on repart avec un sérieux mal de crane (ce récit est valable à la fois pour l'aller et le retour du Pérou). Puis, ce fut le départ pour le Pérou, ses taxis miteux, et sa culture millénaire.
Première escale: Tacna, après un passage de douane dans une Ford que yen a même pas dans Starsky et Hutch tellement elle est vieille, avoir été emmerdé pour une pomme au fond de son sac et une carte d'identité que tu peux pas avoir parce qu'elle est en fabrication à Valparaiso, et même que ton passeport suffit pas mais bon cette fois-ci ça passe. Une fois arrivé dans une ville plutôt moche, on prend vite le bus pour Arequipa, première véritable étape de ce voyage. A noter cependant la splendide tacnéenne aux yeux verts qui accueille les voyageurs en transit, je laisse aux célibataires le soin de faire plus ample connaissance. Puis, encore du bus, un peu de désert, et nous voici à Arequipa. Ville coloniale splendide, avec un monastère haut en couleur, très beau et intéressant (cf photos), avec ses anecdotes un peu bizarre (les bonnes soeurs, ayant fait voeu de silence, organisaient quand même des mégachouilles dans le monastère, cherchez l'erreur). Une ville fort agréable, où j'ai rencontré pas mal de péruviens, étudiants pour la plupart, qui m'ont beaucoup parlé de leur culture, de leur conception de l'occident et du tourisme sauvage qui prend forme chez eux, le tout en m'offrant un certain nombre de coups à boire, d'alcool local fait en système coopératif: buvez équitable!! Beaucoup de choses à voir sinon, au détour des rues, et c'est surtout en se promenant que l'on découvre cette ville. A l'hotel, on a rencontré un anglais vraiment trop anglais pour moi, flegmatique comme pas possible pensant sa langue universelle, bref, le genre de gars qui te donne plus envie de rencontrer des gens du coin que des touristes, quand bien même routards. Ensuite, ce fut le départ pour Nasca, en bus péruvien, dont je conterai les délices plus loin.
Nasca, c'est tout ce que tu peux trouver de plus moche au Pérou: une ville sale, sans intérêt, vivant du tourisme. Tu m'étonnes, à 30US$ le survol des lignes, yen a qui se font du beurre. Du coup on a préféré le taxi, et le mirador pour voir quelques figures (cf photos) : une main, un arbre, et les lignes principales: 10cm de profondeur dans le sol et jamais recouvertes par l'érosion, rectilignes sur des kilomètres sans dévier d'un pouce, et plus de 2000 ans d'existence!! En fait, ces lignes immenses servaient d'observatoire aux nascas, ancienne civilisation, pour se repérer dans l'espace et dans le temps. Mais le mystère de leur confection et de leur longévité persiste..... Il y a aussi le cimetière de chauchilla, nécropole des nascas, où les momies sont plutôt bien conservées (cherchez bob marley, la ressemblance est frappante). Une anecdote: les nascas commencèrent par distinguer leur rang social par la taille du crâne. du coup, les enfants de bonne famille se faisaient élargir le crâne à la naissance, et ce non sans risque. Enfin, devant le nombre de décès du à cette pratique, ils ont décidé que ce serait la taille des cheveux qui importerait. Et par curiosité, je suis descendu dans les bidonvilles de nasca, en ayant pris soin de laisser toutes mes affaires à l'hotel (papiers, argent, etc), et je me suis retrouvé dans un monde sans eau courante, dans des baraques en taule, où tu voit une fille super bien habillée entrer: c'est l'envers du décor, la résidence de beaucoup de ceux qui travaillent dans le centre, pour servir les touristes, et qui sont payés au lance pierre, des chauffeurs de taxi, du vendeur de cacahuètes, de tout ce monde qui t'entoure, qui fait parti du spectacle mais qui n'en profite pas. Une discussion très intéressante avec une vieille de ce quartier m'a permis de saisir ces choses-là, et il faut les voir pour les comprendre. Après, départ pour Cusco, encore du bus péruvien (patience, je vous raconte après!!), et une arrivée dans cette ville au milieu des montagnes brunes, magnifiques.
Cusco, c'est une des villes les plus hautes du monde, et sûrement des plus belles, pas encore trop pourrie de touristes en septembre, et avec un patrimoine incommensurable. Du coup j'ai un peu abusé des musées (une disaines), mais la connaissance de cette culture vaut bien ça: les incas ont été des conquérants très ingénieux (ils ont piqué dans toutes les cultures locales), de fins administrateurs d'un territoire immense, de très bons architectes, des techniques d'agriculture impressionantes, une religion passionnante, bref, toutes ces choses que les espagnols ont allègrement anéanti avec leur poudre à canon, et leur imposition de la religion. Croyez-moi, ça fait un choc quand on voit ce qu'il reste d'une telle culture. Les rues aussi sont magnifiques, même si un peu difficiles à parcourir avec l'altitude, mais la coca (plante apparentée au thé, absolument sans aucun effet psychotrope ni dépendance aucune (il faut 14 produits supplémentaire pour fabriquer de la cocaine, tous produits uniquement en Erope)), aide un peu à supporter l'altitude, et à récupérer plus rapidement. Beaucoup en machent, et croyez moi, leuir mode de vie est plus sain que le notre. Avec regrets, certaines difficultés un peu confuses nous ont obligé à écourter le voyage, et à amorcer le retour en bus péruvien jusqu'à Tacna.
Allez, là je vous la fait!! Un bus péruvien, c'est comme un bus normal à la différence que: 1) Tu sais quand tu part, et pas quand tu arrive. A la limite, tu peut demander le jour de l'arrivée, c'est déjà vachement précis. 2) On peut y mettre beaucoup plus de monde que dans un bus normal: quand le bus sort complet du terminal, il s'arrête dès qu'on lui demande, et les péruviens voyagent à moins cher, soit dans les allées du bus, assis ou debout (dépend des quantités), soit dans la soute. 3) Les toilettes sont ouvertes toutes les 5 heures, et fonctionne assez simplement: tu descend du bus, et tu te trouve un mur, sur lequel beacoup de voyageurs ont déjà pissé avant toi. Version féminine, tu va derrière le mur avec tes copines: c'est super convivial!! 4) il faut se préparer à avoir froid... très froid!! en effet, les bus péruviens n'ont pas de chaînes, donc quand tu est dans la cordilière par 4750m d'altitude, et que ya du verglas,immobilisant le bus, le chauffeur doit couper son moteur pour économiser l'essence, donc, pas de chauffage.... heureusement, il y a une solution pour se réchauffer, solution testée par votre serviteur. Il s'agit de contribuer à l'avancée du bus, sur le mode suivant: descendre du bus, prendre la pelle que tend le chauffeur (ils en ont un paquet, il y a beaucoup de volontaires); déblayer la neige sur le bord de la route pour atteindre la terre. Puis, creuser et mettre la terre dans un sac où un seau, ce que l'on te tend, pour ensuite la répartir sous les roues du bus sur une distance de 50 mêtres, afin qu'il puisse repartir. Celui-ci repartant en prenant de l'élan, il va alors s'immobiliser... 200 mêtres plus loin, ce qui nécessite de répéter plusieurs fois l'opération. Cet exercice a donc duré 4 heures, et vous permet en bonus d'assister à un superbe lever de soleil sur la cordilière des andes, et de raconter cette histoire avec beaucoup de fierté. (NB: ce sport est réservé aux hommes, désolé pour la parité).
Ca m'a quand même valu une angine, qui s'est déclarée plus tard, en repartant d'Arica deux jours après mon arrivée dans cette ville, afin de me "reposer de nouveau" chez les branleurs du désert, que je remercie de leur accueil. Pas de 18 septembre au Chili pour moi, sinon dans le bus, n'ayant pu repartir d'Arica que le 18, les bus étant complets jusqu'à cette date. Afin de profiter du temps qui me restait, je suis donc parti à Mendoza pour voir ma Anne-Laure, en lui amenant récits de voyage et angine carabinée (mais non contagieuse). Après un repos bien mérité, j'ai pu visiter Mendoza, revoir Loic, Pauline, Amélie, Cécile et Juliette, rencontrer les cosmopolites collocs de Anne-Laure, jouer au poker avec eux (jmen suis bien sorti, anne n'était pas là), et participé à un anniversaire mexicain, qui m'a mis en appétit pour mon voyage dans ce pays qui promet culinairement, et festivement (Jean, on va sortir un peu le soir dans ce pays). Enfin rentré, quasi remis, et un peu submergé de travail, voilà le récit de ce dernier mois... et yen aura d'autre des comme ça!!
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