Une petite envie de poser son sac,et une grosse envie de grasse mat'
Comme over-blog vient de changer sa version, il est devenu impossible de mettre en ligne quoi que ce soit. Du coup, les photos son sur mon espace perso MSN (Cf lien)
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Je pare à toute remarque dès maintenant: ce titre m'a été inspiré par Nico, qui soucieux de sa propriété intellectuelle, tient à ce que je le précise. Pourquoi ce titre? Pour pouvoir vous conter l'histoire épique de ce week end au parc national de la campana, avec comme protagonistes: Adèle, l'intendante qui se vautre, et qui pourtant nous a sauvé la vie au moment le plus critique de cette histoire; Marion, l'éclaireuse, se jetant tête baissée dans les buissons d'épines pour ouvrir des passages; Nico, le navigateur un peu paumé, mais toujours enclin à continuer plus loin dans le danger, et moi-même, conteur de cette aventure et ancien scout à mes heures, ce qui (sans fanfaronner) m'a permis de garder mon sang-froid au même titre que tous dans cette aventure.
Tout a commencé... en retard, comme toujours au Chili, à cause d'un changement d'heure la nuit avant le départ, et d'une fatigue chronique résultant des nuits épiques précédentes. Ce qui nous donne un départ vers une heure au lieu de midi, un ptit dej' pris à l'arrache dans le bus, et une tête pas très fraiche pour une telle aventure. En plus, le temps, pas très prometteur, annonçait une météo normande pendant tout le week end. Une fais dans le parc, après quelques négociations pour la réduction étudiante, et ne pas payer de camping ( ce fait interviendra de nouveau un peu plus loin dans l'histoire), nous entamons alors l'ascencion du premier GR, un peu abrupt pour commencer, mais riche en surprise: arrivé à la moitié du trajet, Marion nous appelle depuis l'arrière pour nous montrer... une araignée pollito, qui n'a que le nom de mignon: la bête fait a peu près la taille de mon poing, pleine de poil, et se confond parfaitement dans son environnement, bref, le rambo de l'insecte velu. Et pourtant, le machin il est innofensif, et les chiliens te disent même que tu peux la caresser, jouer avec, etc...sont fous ces chiliens!! Un peu plus loin dans l'ascencion, on rencontre avec Nico une couleuvre de 40 cm de long, c'est pas méchant mais ça fait toujours un peu peur. En même temps c'est pas la ptite bête qui va manger la grosse, comme on dit. Arrivé quasi au sommet de notre ascencion, le temps de merde qui nous suivait jusqu'ici se dissipe, pour laisser place à un splendide soleil, et à un spectacle assez impressionnant: les coulées de nuages le long des montagnes, comme la mousse déborde du bock... le tout ayant changé en moins de 15 secondes. Du coup, on s'est fait plaisir sur les photos (CF), et jpense que la chandelle en vaut le détour...ou l'inverse...oh et puis on s'en fout un peu.
C'est au sommet de ce pic que tout a basculé, que la suite de notre périple s'est programmé à notre insu, à cause d'une !=$?% de pancarte de signalisation inversée, ou qu'on a pris en sens inverse, menfin ce fait a été effacé de la mémoire collective. La, les chemins ont commencé à se resserrer, les traces de pas de randonneurs à disparaitre, il ne nous restait donc plus qu'à suivre les bouses de vaches et de chevaux, sur des chemins pas très faciles à vrai dire. Mais la confiance règnait d'être dans la bonne direction, et de n'emprunter que des chemins d'entretien, plus exotiques, en dehors des autoroutes pour randonneurs. Et ceci n'est pas à regretter, puisque nous avons trouvé un endroit idyllique dans son cadre pour dormir et se reposer autour d'un bon feu (attention les enfants, ne faites pas cela en France, le camping sauvage y est interdit et faire un feu d'autant plus!! Au Chili aussi, mais moins... et oui de toute façon tout a été fait en parfaite sécurité et respect de l'environnement, et en plus on était perdus et la nuit tombait). Pour vaincre notre fatigue, un bon repas autour du feu et un bon petit apéro étaient de mise, ce à quoi nous avons de ce pas procédé, avant une bonne nuit de repos....Enfin presque: disons qu'une erreur s'est produite lors de l'empaquetage du matériel, ce qui fait que nous étions quatre dans une tente de deux, donc ca donne des courbatures et peu d'heures de sommeil. Au fait, merci Nico de n'avoir pu dormir et d'être parti te ballader, on a pu dormir au moins deux heures graca à toi!!
Après cette nuit ingrate d'un repos pourtant mérité, mais pas obtenu, un ptit dej bien costaud pour tenir la route, et la découverte qu'on a passé une nuit entière sous un nid de frelons grâce aux bourdonnements de ceux ci, que même Julien Clerc ne s'entendrait plus chanter en dessous, au grand bonheur de beaucoup (désolé marraine), nous reprenons notre périple. Objectif: la cascade située théoriquement à deux- trois heures de notre position, puis une sortie du parc par le nord (on est rentré dans le parc par le sud). On reprend alors le GR "bouses en tout genre, donc si une une vache peut passer, devrait pas y avoir de soucis", ce qui nous conduit après deux bonnes heures de marche sur un autre pic, d'où le panorama est magnifique sur tout le parc. (Nota: par pitié, si les vaches de montagne chiliennes pouvaient arrêter l'EPO, cela permettrait aux randonneurs de ne pas se retrouver paumés en montagnes à passer par des buissons pleins d'épines et des descentes sablonneuses desquelles il est impossible de remonter.). De ce point, nous repartons en cherchant un chemin permettant d'amorcer une descente vers la cascade, qui selon nos estimations se trouvait plus bas. Au bout d'une bonne heure sous le cagnard, et l'eau venant à manquer, on se décide alors à un baroud d'honneur, une descente du versant directe, hors de tout chemin, à travers les buissons et le sable. Avec une progression assez lente, et un certain nombre de griffures plus tard, on arrive dans un sous bois bien garni, nous permettant de découvrir nos premières ronces chiliennes, que l'on pensait inexistantes, jusqu'à un ruisseau annonçant une voie vers la vallée. Boire son eau était tentante, mais pour le moment la peur de la tourista l'emporte, et on ne fait que se rafraichir le visage. C'est là qu'Adèle sauve tout le monde d'un profond désespoir, en sortant de son sac une poire bien juteuse, qui redonne le moral aux troupes, et nous permet de poursuivre, à la recherche de notre route. C'est là qu'un chemin avec des traces de pas d'homme, cette fois!! S'offre à nous, nous conduisant dans un premier temps à...rien, vu que nous l'avons emprunté à l'envers, puis à un petit sous bois proche de la rivière, qui semble avoir été occupé par l'homme, au vu des boites de conserves rouillées se trouvant à terre (jamais je n'ai été aussi content de trouver des détritus dans un parc naturel). Continuant le cours de l'eau, ce qui ne mène à rien, et une chute d'Adèle plus tard (la trois ou quatrième de la journée), on décide de revenir en arrière et de trouver un passage à Gué, nous conduisant à un mur d'enceinte, signe de civilisation (sur le moment, on se demande laquelle, puis à la vision salvatrice d'une route, celle de la sortie de la forêt, et du parc). On se lance donc dans le chemin vers la sortie, d'un pas allègre, croisant sur le chemin un robinet d'eau naturelle, provenant du torrent d'où l'on venait, ce qui nous rassure vu que n'y tenant plus, on a commencé à boire l'eau de la rivière il y a bien longtemps.
C'est là, dans ce chemin vers la cascade (pensons nous), que nous croisons un garde forestier, qui nous explique que la sortie où nous nous trouvons se trouve à 14 km de la prochaine route, et que nous sommes beaucoup plus bas que la cascade, qui cependant était devenu l'objectif secondaire, le premier étant "se sortir de la merde et boire un truc frais"). Heureusement, le garde en question nous a ramené à l'arrière de son pick-up jusqu'à la ville la plus proche, d'où un bus avec des sièges qui font pas mal aux fesses, nous a ramené à Valpo. Du coup, programme de la soirée: bière bien fraiche, spaghetti bolo et glace, le tout devant la télé à ne rien faire, et gouter aux plaisirs simples de la vie de l'étudiant feignasse.
Bilan: pas de cascade, des griffures et piqûres un peu partout sur les jambes, une odeur de fennec en rentrant, des pieds en vrac, mais des images de paysages magnifiques plein la tête, une bonne aventure qui reste dans la tête, et pleins d'histoire à raconter. Des leçons aussi: acheter des chaussures de rando, une boussole, et plus d'eau la prochaine fois, mais ne pas perdre l'envie de se perdre, qui rajoute très souvent du piquant à l'aventure!!
Sur ce je vous laisse, et je publie les photos au plus vite!!
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